Quand il était aquarelliste,
il ne consommait que de l’eau,
mais le peintre est un anarchiste
qui bat le fer pour avoir chaud.
Entre carmin et outremer,
il goûte les eaux du Léthé,
pour le protéger de l’enfer,
ne cesse jamais de l’aimer.
Au coeur de tes nuits opalines,
si tes rêves deviennent beaux,
c’est le peintre, sur ta rétine,
qui laisse danser son pinceau.
Il restera là pour toujours,
buveur d’espoir, croqueur d’envies,
donnant ses couleurs à l’Amour
pour iriser toute ta vie.
Dans l’huile, le peintre a coulé,
gobeur de lune, il a sombré,
entre rêve et réalité,
vers sa mer de tranquillité.
Alix